
Dès la candidature, les organisateurs des Jeux olympiques et paralympiques (JOP) de Paris 2024 ont souhaité permettre aux acteurs locaux de participer pleinement à cet événement planétaire. En plaçant le sport au cœur d'enjeux sociaux et sociétaux (inclusion, santé, cohésion sociale, transition écologique…), ils leur ont également donné l'opportunité de questionner la place que leurs politiques publiques locales accordent actuellement au sport. Comment s'en sont –ils saisis et avec quels résultats, à court et long terme ? Premiers éléments de réponse.
Bien que difficiles à évaluer précisément, des retombées économiques matérielles sont attendues par les territoires qui accueillent les Jeux Olympiques et Paralympiques Paris 2024. Pour tous les autres, c'est sur le plan immatériel que les impacts seront potentiellement les plus importants, grâce à la déclinaison locale de programmes olympiques valorisant les bienfaits du sport :
- Semaine Olympique et Paralympique chaque année dans les établissements scolaires du territoire ;
- programmes santé et sport ;
- programmes d’accompagnement pour des personnes éloignées de la pratique sportive ;
- programmes favorisant le changement de regard sur le handicap…
Intégrer les enjeux sociétaux
Les collectivités locales ont pu voir dans ces programmes locaux un encouragement à intégrer elles aussi plus fortement les enjeux sociétaux dans leurs propres politiques sportives.
A commencer par le développement de la pratique d’activités physiques et sportives (APS) pour le plus grand nombre, décrété grande cause nationale de l’année 2024. Plus globalement, cette vision du sport comme vecteur d’éducation, d’égalité, d’inclusion, d’insertion professionnelle… incite aussi à en faire un levier pour transformer la société. Une société plus inclusive, égalitaire, écologique… En deux mots, plus durable. "Ces jeux, résume Emmanuel BAYLE professeur à l'Université de Lausanne et ancien directeur de l'Institut des Sciences du Sport (ISSUL), pourraient infléchir les lignes des politiques sportives en faisant des activités physiques et sportives un levier pour répondre aux défis de la société de demain."
Besoin d'une prise de conscience ?
Au moment où la candidature de Paris à l'organisation des Jeux a été retenue, se fixer replacer les APS au centre des politiques sportives territoriales semblait particulièrement opportun. Un rapport de France Stratégie datant de 2018, évoquait comme un "enjeu crucial" la prise de conscience des élus de la "nécessité d’intégrer l’enjeu de la pratique d’activité physique et sportive pour le plus grand nombre comme une dimension transversale des politiques menées et de penser également l’aménagement du territoire sous l’angle de l’incitation à la pratique." En effet, les collectivités et le bloc communal – principal instigateur des politiques sportives au premier chef – étaient alors encore trop souvent focalisés sur la compétition et le soutien au clubs sportifs.
Pour Vincent Saulnier, Secrétaire Général de l'ANDES (Association nationale des élus du sport) et Maire délégué de Château-Gontier Bazouges (53), cette vision est à nuancer. "Depuis une vingtaine d'années, les choses sont en train de changer. Les élus prennent conscience que les pratiques sportives s’effectuent majoritairement de manière autonome et se font hors club, notamment dans le champ des loisirs sportifs marchands (salles de sport, club fitness). Leur vision des pratiques embrasse dorénavant davantage le sport nature, bien-être, santé ou plaisir dans une approche loisir et adaptée aux âges et handicaps…"
Si cette évolution se constate aujourd'hui dans bien des politiques sportives locales, en particulier dans les grandes villes et les métropoles, on ne peut toutefois affirmer qu'elle concerne tous les territoires. Une raison suffit à le comprendre : le sport reste un domaine de compétence partagé par les différents échelons territoriaux. Chacun s'en empare donc en fonction de la volonté des élus mais aussi des moyens techniques, financiers et humains de la collectivité. Pour agir, le cas échéant, en priorité sur ses thématiques transversales de prédilection : santé, inclusion, insertion, handicap, parité ou l'environnement. Toutes ou…certaines, avec pour résultat une grande hétérogénéité dans les contenus des politiques sportives territoriales.
De nouvelles coopérations grâce aux JOP
A cet égard, les JOP avec leur volonté centrale d'amorcer de nouvelles coopérations entre collectivités et le mouvement sportif autour de sujets d'enjeux de santé, de handicap, d'inclusion… ont pu jouer un rôle déclencheur ou amplificateur bienvenu.
Plusieurs dispositifs proposés aux acteurs locaux ont, en tous cas, été pensés dans ce but :
- Le label de « Terre de Jeux » pour permettre aux collectivités de « marketer » les actions de toute envergure élargissant les politiques sportives et respectant le triptyque "engagement, célébration, héritage".
- Le Fonds de dotation Paris 2024 pour financer et accompagner des projets d'intérêt général portés par des collectivités utilisant le sport à des fins d’impact social et environnemental dans des projets plutôt collectifs, à destination des publics éloignés ou en situation de fragilité et dans un territoire carencé.
- Les Olympiades culturelles pour donner de la visibilité aux initiatives artistiques et culturelles pluridisciplinaires permettant de tisser des liens entre l’art et le sport.
D'après les chiffres officiels, environ 4 500 acteurs ont été labellisés Terre de Jeux (TDJ) – porte d'accès aux autres dispositifs - parmi lesquels des communes, des métropoles et des interco dans tous les territoires. De nombreuses actions d'envergure diverses ont été lancées et l'ANDES en a d'ailleurs fait le recueil dans ses guides des initiatives locales Terre de Jeux.
Chiffres
1 100 projets soutenus par le fonds de dotation pour 4.5 millions de bénéficiaires
Source : site Fond de dotation Paris 2024
2 437 projets labélisés ou en cours de labélisation Olympiades culturelles et 79 % d'événements gratuits.
Un effet plus qualitatif que quantitatif
Quel résultat peut-on escompter de ce foisonnement d'initiatives ? Raisonnablement, sans doute moins un changement radical et durable au-delà de l'événement lui-même qu'une légère évolution des lignes. "Les JOP ne vont pas résoudre toutes les fractures sociales, ils peuvent en revanche inspirer une autre manière de travailler ensemble autrement par la coordination de politiques plus partenariales et de financement multiniveaux/multisectorielles, " confirme ainsi Emmanuel BAYLE.
A regarder les acteurs labélisés TDJ, on constate que sur les 4 500 collectivités recensées, un peu moins de 4 400 sont des communes et des intercommunalités, 19 sont des régions et 97 des départements. Autrement dit, les régions et, surtout, les départements ont plutôt massivement adhéré à la démarche. Ces nouvelles coopérations correspondant sans doute à un rôle de coordination et d'animation partenariale qu'ils pourraient donner à leur politique sportive. Jouer ce rôle dans le cadre des divers comités de sécurité ou d'engagement au cœur des dispositifs olympiques aura eu le mérite de confirmer cette intention pour certain et donc de prendre plus de responsabilités au sein des projets sportif territoriaux (PST). Rappelons que ces PST, mis en place par les conférences régionales du sport en 2020, visent précisément à inciter les différents échelons territoriaux à collaborer avec le mouvement sportif et les acteurs économiques et sociaux pour mener des politiques réduisant les inégalités d'accès à la pratiques sportives dans les territoires carencés, développant le sport santé et ou la citoyenneté…
Faire le point sur les compétences utiles et nécessaires
Ces coopérations inédites permettront aussi de comprendre, in vivo, quelles compétences sont utiles ou nécessaires pour contribuer à ces projets partenariaux, intersectoriels et interterritoriaux. Travailler entre agents de différents services et entre collectivités sur des projets croisant les financements appelle de nouveaux savoir-faire et de nouvelles postures professionnelles. Au-delà de la conduite de projet, c'est la très grande variété des métiers territoriaux du sport qui est concernée par des enjeux de spécialisation et de montée en compétences. Comment penser citoyenneté, santé et inclusion quand on est éducateur sportif ? Comment intégrer les contraintes environnementales quand on gère des équipements sportifs : le zéro phyto pour les terrains extérieurs, la gestion de l'eau pour les bassins, les enjeux thermiques sur le bâtimentaire… Autant de questions auxquelles il faudra répondre, sans attendre les prochaines olympiades.
Un nouveau label qui prolonge les logiques de coopérations
Après le label « Terre de Jeux », la candidature au label « Ville Active et Sportive », portée par l’ANDES, constitue une nouvelle étape intéressante de promotion et de valorisation des politiques sportives communales. Un effet d’accélération est d’ailleurs constaté, pour ce label parrainé par l’e Ministère des Sports et des Jeux Olympiques et l’Agence Nationale du Sport.
Charles-Edouard Houllier-Guibert est maître de conférences à l’université de Rouen en Stratégie et Territoire. Membre du CEROUEN, il dirige la revue Marketing territorial dont le prochain numéro portera cet été sur Paris et les Jeux olympiques.
Pour l'universitaire spécialiste de marketing territorial Charles-Edouard Houllier-Guibert, l'impact des JOP 2024 sur les collectivités territoriales vaut surtout pour ses dimensions émotionnelles et symboliques. Cela rend son évaluation plus délicate, même sur le plan qualitatif, sans en diminuer l'intérêt pour des politiques publiques locales qui n'appréhendent que rarement ces dimensions.
Comment les collectivités locales se sont-elles impliquées dans la préparation des JOP?
Dès la phase de candidature, la mobilisation des acteurs, partout en France, a été un critère de construction du projet français. C'est par la labellisation que les collectivités publiques ont été amenées à s’engager dans la dynamique olympique au cours des dernières années. 4 labels (Terre de Jeux (TDJ), Génération 2024 qui vise les établissements scolaires et d’enseignement supérieur, Centre de Préparation des Jeux (CPJ) et Olympiades Culturelles (OC)) ont ainsi intéressé plus de 4 500 acteurs.
"Terre de Jeux 2024" a constitué la porte d’entrée pour s’impliquer dans l’accueil de l’événement pendant les cinq années qui ont précédé l'évènement. C'est ce qui a permis notamment aux régions, départements, intercommunalités et communes de déployer des projets de toute envergure. Ces collectivités ont contribué énergiquement à des événements annuels comme la Journée Olympique (en juin), la Semaine Olympique et Paralympique (en avril), des opérations comme "Dossards dans les Territoires", les "Clubs 2024"...
Quelles sont les conséquences d'une telle approche sur les objectifs des politiques territoriales des sports ?
Ce dispositif inédit répondait à la triple vision utopique de connecter les habitants aux émotions des Jeux, permettre un héritage positif et durable pour les collectivités, accélérer et renforcer la place du sport en France. Les liens avec la santé, l’insertion sociale, l’art, le respect de l’environnement étaient les axes privilégiés pour inventer de nouvelles idées. En revanche, les moyens humains ou financiers n’apparaissent pas comme de puissants leviers de transformation des projets locaux.
A travers le label TDJ, il s'agissait surtout d'apporter du plaisir et du confort, c’est-à-dire des conditions basées moins sur la quantité que sur la qualité, grâce à de superbes souvenirs, des collaborations inédites, des efforts pour être original... Dans les faits, c’est donc la dimension symbolique et émotionnelle qui était privilégiée. Ce n’est pas si souvent appréhendé par les politiques publiques et certaines initiatives qui ne parvenaient pas à voir le jour préalablement, ont enfin pu aboutir. On peut penser que cette innovation de la part de Paris 2024 servira de référence pour les prochaines sessions olympiques.
Perçoit-on déjà un héritage de ces nouvelles coopérations dans la construction de ces politiques publiques ?
Pas clairement non, car l’objectif stratégique du CIO autour de l’Héritage ne reposait pas sur les compétences acquises par les acteurs locaux. Il ne faut non plus s'attendre au maintien, après la cérémonie de clôture, des coopérations nées pendant les JOP. La dynamique post-événement risque de retomber rapidement car les collectivités vont devoir assumer leurs missions habituelles de service public local qui n’ont d'ailleurs pas été interrompues au cours de ces cinq dernières années.
Toutefois, mes observations auprès d'un département qui participait au « relai de la Flamme », me font penser que certaines lignes ont commencé à bouger dans les collectivités. L’évolution de sa politique sportive en sortant du strict subventionnement d’équipes et de projets sportifs pour aller davantage vers les partenariats et l'animation a pu être accélérée à travers la coordination des villes hôtes du relai, au sein du comité d’engagement et du comité de sécurité. En d'autres termes, les JOP ont été l’occasion d'assumer une forme de leadership qui fait cruellement défaut dans la gouvernance des politiques sportives territoriales. En ce qui concerne les questions d’image améliorée du territoire, c’est difficile à mesurer, aussi il faut accepter les impressions d’amélioration et c’est déjà suffisant pour redynamiser des collectifs locaux.
L'esprit des Jeux souffle partout. Même dans une petite commune rurale de Mayenne (53), le manque de moyens matériels n'a pas modéré l'enthousiasme des élus, des agents et des habitants. Tous heureux de découvrir ensemble des activités sportives et de partager l'excitation des épreuves officielles.
Méral n'est peut-être pas une grande ville mais elle a quand même eu droit à sa semaine olympique et para-olympique début avril. Et du 26 juillet au 11 août, c'est même un Club 2024, – c’est-à-dire une délocalisation du village olympique - qui doit s'installer dans la grande salle communale. "Concrètement, il s'agit d'installer une fan zone où les épreuves sont retransmises sur écran géant et où seront organisées des activités pour tous," explique David Julien, Chef de bassins de l'Espace Aquatique de la communauté de communes du Pays de Château-Gontier et adjoint aux sports de Méral, commune adhérente du réseau ANDES. L'objectif de la municipalité : mobiliser les éducateurs sportifs du territoire, les bénévoles et toutes les associations sportives pour rassembler le plus largement possible au service de la découverte de pratiques sportives.
Moins une question de moyens que d'état d'esprit
Elu d'une petite commune et responsable d'un équipement sportif d'une interco, David Julien a une vision claire de ce peut porter une politique sportive territoriale : "L'expérience sur un territoire rural comme Méral montre que l'on peut faire des choses, même sans beaucoup de moyens." A l'approche des JOP, c'est quasiment tous les jours que des animations ont été organisées. "C'est plus une question d'état d'esprit que de matériel," insiste David Julien. A Méral nous avons la chance d'avoir une salle de sport mais c'est aussi en nous appuyant sur le bénévolat, en utilisant le mobilier urbain et en investissant dans du petit matériel (ballon, vortex, tapis…) que nous avons pu mettre en place de nombreuses animations." En somme, c'est l'imagination et la bonne volonté qui fixent la limite de ce qu'il est possible de faire.
Priorité à l'action
Au niveau de l'intercommunalité, même les communes qui ne voyaient pas trop comment s'inscrire dans l'ambiance olympique ont fini par s'y mettre. Souvent par peur d'être les seules à ne pas participer... "Ces élus de petites collectivités un peu isolés pensent ne pas avoir les compétences et sont intimidés par les nouveaux sujets, analyse David Julien. Il s'agit de se lancer et de constater que les choses se font, ensemble." Ainsi, sur le handicap par exemple, la coopération avec le comité départemental handisport et les IME a permis de dédramatiser le sujet. "Chacun a pu constater la simplicité du rapport des jeunes générations avec la question du handicap et les premières animations ont montré qu'on pouvait collectivement faire la différence. Ces événements olympiques nous ont fourni un projet mobilisateur de toutes les énergies. Cela a prouvé à tous, qu'à condition de ne pas travailler chacun dans son coin, le sport pouvait être un levier de transformation de la vie des habitants. "
"Porteur de centres de préparation aux Jeux" et "territoire hôte du relai de la flamme", le Département de Côte-d'Or a été l’une des premières collectivités à décrocher le label Terre de Jeux. C'est sous ce label, qu'il a placé les actions sportives qu'il développe depuis plusieurs années en direction de ses publics cibles.
Le sport n'est pas une compétence obligatoire du Département de Côte-d'Or mais ce dernier agit depuis plusieurs années autour de l'aide à l'organisation de manifestations sportives ou du soutien au sport de haut niveau. "Compte tenu de nos compétences vis-à-vis des publics fragilisés (bénéficiaires du RSA et enfants placés sous la responsabilité de l'aide sociale à l'enfance notamment), précise Davy MORET Coordonnateur de la Politique Sportive du CD 21, c'est vers ces publics que nous avons agissons dans l'inclusion par le sport depuis plusieurs années. Notre labellisation TDJ, nous a permis de marketer ces actions et d'insister sur l'accessibilité de la pratique sportive à tous."
Une visibilité qui renforce la satisfaction des bénéficiaires
Ce fut par exemple le cas de la course finale du "Défi Trail" organisée et financée par le Département depuis 4 ans. Il s'agit d'une action de remobilisation par le sport en direction des bénéficiaires des Espaces Solidarités Côte-d’Or, le plus souvent des bénéficiaires du RSA confrontés à de multiples problématiques d'exclusion. Le principe : douze semaines d’entraînement consécutives pour 6 groupes répartis sur le département - d'abord de la marche puis progressivement de la course - avant de participer collectivement à une course à pied ouverte au grand public.
Pour sa 4ème édition, c'est dans le cadre du Village Côte-d'Or Terre de Jeux - un village d'animations et d'initiations sportives installé en juin 2024 sur la commune de Pontailler-sur-Saône – que la course finale s'est tenue. De quoi donner à l'engagement des participants une autre visibilité bénéfique pour la fierté et donc les chances d'insertion des participants. Lauréat du trophée Terre de Jeux catégorie Inclusion par le sport en 2022, le "Defi trail" est en effet à l'origine de belles réussites en termes d'insertion, de retour vers l'emploi, de réduction de la consommation de tabac, ou de reprise du sport.
"Si nous voulons mobiliser des publics très éloignés notamment de la pratique sportive, nous devons être innovants, estime Davy MORET. Nous nous appuyons sur les diagnostics et les ressources des comités départementaux sportifs pour voir ce qui peut et doit être fait ensemble. C'est aussi dans cette logique que la labellisation TDJ de cette action s'inscrit."
Soutenir des actions qui répondent aux priorités départementales
La politique sportive du Département se met également au service d'initiatives dont il n'est pas à l'origine. Il participe ainsi depuis deux ans au projet d'installation d'un bassin temporaire de natation dans les territoires ruraux du département. Ce projet est porté par le Service départemental Jeunesse et Sport (SDJES 21), soutenu par le Fonds de dotation Paris 2024, et soutenu financièrement par le Département via le Fonds d’aide au sport pour tous qui prend en charge une partie des frais d'installation et de fonctionnement du bassin (environ 1 000 € par semaine, pendant deux mois en moyenne dans chaque commune). "L'objectif ici est de lutter contre le fléau des noyades accidentelles et de favoriser la pratique sportive de publics qui en sont éloignés en permettant aux jeunes des milieux ruraux éloignés des 21 piscines du département de développer leur aisance aquatique," explique Davy MORET. Après une première saison d'été concluante (160 personnes par semaine, plus de 2 200 entrées comptabilisées, 40 scolaires apprenant à nager chaque semaine), l'opération a été renouvelée en 2024.
Pour accompagner les collectivités accueillant les Jeux et les centres qui les préparent, ainsi que toutes les collectivités labellisées "Terre de Jeux", le CNFPT a enrichi son offre en direction des agents des services sport... et plus généralement, de tous ceux qui s'intéressent au sport comme levier du développement local.
Maîtriser l'anglais pour accueillir le monde entier
Dans l’optique de l’organisation des Jeux Olympiques en France en 2024, le CNFPT a déployé un dispositif d’apprentissage en ligne permettant d’acquérir et de renforcer les compétences en anglais professionnel. Cette offre destinée aux agents de collectivités franciliennes impactées par l’organisation des prochains Jeux Olympiques est composée de deux modules : le méthode Gymglish (adaptée pour un agent ayant un niveau intermédiaire d’anglais) et RichMorning qui s’adresse à des personnes ayant un niveau d’anglais plus faible. Celle-ci pouvant être un préalable au suivi de la formation Gymglish.
Des formations pour monter en compétences opérationnelles
Avec les rassemblements et déplacements en tous genres que les JOP entrainent, les questions de gestion et d’accueil du public sont primordiales. Pour la préparation et la gestion opérationnelle de ces Jeux Olympiques et Paralympiques 2024, le CNFPT a développé des formations sur différentes thématiques : l’accueil (accueil du public en situation de handicap, accueil physique et téléphonique en collectivité territoriale, gestion des conflits et de l’agressivité en situation d’accueil), la gestion de crise, le protocole, les mobilités, la prévention et la sécurité publique, la propreté (planification des actions de propreté urbaine…) ainsi que le sport (maintenance et contrôle des matériels sportifs)... Toutes ces offres ont été compilées dans un livret thématique à retrouver ici.
Des émissions radio thématiques pour se maintenir informé
Pour préparer les collectivités à l’accueil des JOP, des émissions radiophoniques sont diffusées sur Internet via « Fréquence T ». Ont d'ores et déjà été abordés les thèmes de la sécurité, de la préparation des Jeux, des attendus pour le département de la Seine-Saint-Denis, du rôle des services déconcentrés de l’État et la laïcité et l’égalité des genres. La corrélation entre le management et le sport a également été mis en exergue et a fait l’objet de trois émissions. Retrouvez ces émissions en podcasts.
Des webinaires à revoir quand on veut
La spécialité nationale Sport du CNFPT - INSET de Nancy propose désormais un nouveau rendez-vous en webinaire sur les sujets en matière de politiques sportives : Le debrief'Sport". Plusieurs webinaires ont déjà été organisés et peuvent être suivis en replay tels que "Plan 5 000 terrains de sports de proximité : objectif 2024" du 4 avril 2023, "Le dispositif « Savoir Rouler à Vélo » (SRAV) et « Génération vélo » (GV)" du 22 juin 2023.
Se rencontrer pour enrichir sa réflexion
Afin d’accompagner les professionnels des collectivités dans leur quotidien, le CNFPT - INSET de Nancy a organisé les Rencontres du sport, jeudi 9 novembre 2023 à Pantin. Le thème choisi : Jeux olympiques et paralympiques (JOP) 2024 et promesses olympiques pour la démocratisation du sport et la recherche d'impacts locaux favorables et durables. Cet événement permettait de découvrir des territoires qui s'engagent et innovent pour faire des JOP un levier du développement local par le sport. Un livret numérique a été publié à l'occasion de ces Rencontres.
Faire équipe avec la E-communauté sport
Les e-communautés du CNFPT favorisent les échanges et l’apprentissage autour des métiers et grands domaines de l’action publique locale. L'e-communauté Politique et pratiques sportives propose un espace pour mieux partager les questionnements et les expériences professionnelles sur le thème du sport. Son ambition est de relier les acteurs publics concernés par le sport en partageant des savoirs scientifiques et professionnels et des questionnements prospectifs : structuration du système sportif français, enjeux environnementaux, énergétiques, sanitaires, contraintes financières, évolution des pratiques sportives, à la permanence des inégalités et discriminations ou encore à la difficulté à (re)mettre en activité sportive les non ou peu pratiquants. Autant d'éléments qui questionnent le devenir des politiques sportives dans le cadre de politiques locales de plus en plus transversales. Rejoignez la communauté