Un programme d’écoresponsabilité, unique et exemplaire

En 2009, suite au lancement par le CNFPT Midi-Pyrénées d’un appel à projet de développement durable, Tarbes était sélectionnée pour son programme baptisé « Tarbes, Mairie écoresponsable » (TMER). Ce projet innovant, considéré comme une référence, englobe de multiples actions qui servent aujourd’hui de base de travail pour les formateur.rice.s du CNFPT au niveau national.

Présentation. Dans le cadre de sa Charte d’écologie urbaine et de développement durable, la Ville de Tarbes a développé un programme ambitieux destiné à ses 1 000 agent.e.s et 43 élu.e.s municipaux.ales. En 2009, année du lancement officiel de ce programme, quatre grandes phases d’information, de sensibilisation et de formation se sont succédées, en partenariat avec le CNFPT Midi-Pyrénées :

  • début avril 2009 : organisation de 6 rencontres pour présenter le projet ;
  • fin avril 2009 : une demi-journée de sensibilisation pour tou.te.s les élu.e.s ;
  • mai - juin 2009 : 1,5 jour de formation-action pour les cadres et leurs adjoint.e.s ;
  • septembre - octobre 2009 : une demi-journée de sensibilisation pour les agent.e.s.

« Par ailleurs, six thématiques ont été retenues pour créer, dès novembre 2009, six groupes de travail, auxquels agent.e.s et élu.e.s ont été invité.e.s à participer, précise Agnès Cothias de la délégation CNFPT Midi-Pyrénées. Achats durables, bâtiments municipaux, déchets, déplacements, espaces verts et espaces publics et enfin, sensibilisation, formation et communication développement durable. »

53 actions mises en œuvre. Les six groupes se sont réunis près de 20 fois depuis 2010 pour élaborer et suivre plus de 70 actions écoresponsables et évaluer, en février 2013, 53 d’entre elles mises en place par les agent.e.s dans les services de la ville. Ainsi, sur la thématique « bâtiments municipaux », plusieurs écogestes ont été adoptés comme, par exemple :

  • baisser la température des bâtiments d’un degré Celsius, soit une économie de 7 % sur le budget chauffage ;
  • éteindre son ordinateur après utilisation (unité centrale et écran), car, en veille, il utilise encore de 20 à 40 % de l’énergie électrique qu’il consomme en marche ;
  • éteindre l’éclairage en cas d’absence ;
  • limiter l’utilisation de climatiseurs au profit de protections telles que stores ou volets, ventilateurs plafonniers… ;
  • couper le chauffage ou la climatisation lorsque les fenêtres sont ouvertes.

25,4 tonnes d’équivalent CO2 en moins. Soucieuse de réduire son empreinte carbone, la ville a également remis au goût du jour certaines pratiques d’antan. Les rues et les parcs de Tarbes sont ainsi sillonnés par une ânesse, guidée par un agent municipal qui collecte quotidiennement les déchets laissés sur la voie publique. Quant aux contenus des corbeilles des places et des allées, ils sont ramassés par un cheval de trait. L’attelage, soutenu par une voiture de quatre roues, a été paré d’une cuve de 1 000 litres pour l’arrosage et d’une partie haute grillagée pouvant recevoir un aspire-feuilles. Au total, les 53 actions engagées depuis 2010 ont permis à Tarbes de réduire son empreinte carbone de 25,4 tonnes d’équivalent CO2, d’économiser 358 530 litres d’eau potable et de trier, recycler et valoriser 2,5 tonnes de déchets.