Territoires à énergie positive et pour la croissance verte (TEP-CV)

« Les territoires sont les moteurs de la transition énergétique : leur mobilisation est d'une ampleur sans précédent. »
Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie

Historiquement, un territoire à énergie positive (TEPOS) est un territoire pour lequel les responsables ont fixé un objectif clair : produire plus d’énergie qu’il n’en consomme, en moyenne annuelle, grâce à l’apport des énergies renouvelables. Cette ambition impose, d’une part de mettre en œuvre un plan d’action en faveur de la réduction des consommations (isolation des bâtiments, mobilité électrique, éclairage public…) ; d’autre part de créer de nouvelles installations de production décentralisées d’énergie (éoliennes, méthanisation, géothermie) fonctionnant selon une nouvelle logique de développement local.
Pour encourager les initiatives dans tous les domaines, l’appel à projet du ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, lancé en 2014, a décerné le label « Territoire à énergie positive et pour la croissance verte » (TEP-CV) à 212 territoires exemplaires. Tous n’ont pas nécessairement affiché l’ambition de devenir « neutres » du point de vue énergétique (consommer autant que l’on produit), ou « positifs » (produire plus que l’on consomme), mais tous ont lancé des plans d’action qui donnent des résultats et ouvrent la voie de la transition énergétique.

Territoires à énergie positive…

Dans le cadre de l’appel à projets Territoires à énergie positive et pour la croissance verte lancé par le ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, 500 dossiers ont été présentés par les collectivités. 212 territoires se sont vus décerner le label TEP-CV et bénéficient d’un financement de 500 000 € pour leurs actions menées dans six domaines prioritaires :
- la réduction de la consommation d’énergie (travaux d’isolation des bâtiments publics, maîtrise de l’éclairage public) ;
- la diminution des pollutions et le développement des transports propres (achat de véhicules électriques, développement des transports collectifs, du co-voiturage) ;
- le développement des énergies renouvelables (implantation de panneaux photovoltaïques sur les équipements publics, création de réseaux de chaleur) ;
- la préservation de la biodiversité (suppression des pesticides pour l’entretien des jardins publics, développement de l’agriculture et de la nature en ville) ;
- la lutte contre le gaspillage et la réduction des déchets (suppression définitive des sacs plastique, actions pour un meilleur recyclage et diffusion des circuits courts pour l’alimentation des cantines scolaires) ;
- l’éducation à l’environnement (sensibilisation dans les écoles, information des habitant.e.s).

… et pour la croissance verte

Divers secteurs économiques sont directement concernés et bénéficient en retour du développement de leur activité et de création d’emplois non délocalisables :
- le bâtiment dans le cadre des travaux de rénovation de tous types de bâtiments et la création d’installation de production d’énergies renouvelables (parc éolien, méthaniseurs, installateurs de panneaux solaires photovoltaïques) ;
- les entreprises assurant la maintenance de ces nouvelles installations ;
- le tri et le recyclage des déchets (ambassadeur.rice.s du tri vis-à-vis des habitant.e.s ainsi que les métiers liés aux opérations de ramassage, de tri, de recyclage et de valorisation des déchets…)