[Enquête] crise sanitaire et impacts RH

20-05-2021

Elaborée en partenariat avec l’AMF, le CNFPT, la FNCDG, l’ADF et Régions de France, une enquête menée par mail auprès de 4 022 collectivités a permis d’analyser la crise sanitaire et ses impacts en matière de gestion des ressources humaines lors du premier confinement (17 mars – 11 mai 2020).

Réalisée entre le 21 octobre et le 12 novembre 2020, cette enquête complète le baromètre HoRHizons 2020 publié en mars 2021.

Les principaux enseignements de l’enquête à retenir sont :

  • La continuité des services publics locaux pendant le premier confinement. Dans le cadre du premier confinement, certaines collectivités ont mis en œuvre un Plan de continuité d’activité (PCA) pour maintenir les missions jugées fondamentales à la continuité du service public et désigner les agents considérés comme indispensables. Les collectivités répondantes ont requis la présence sur site des agents assurant principalement les fonctions suivantes : état civil, comptabilité/finances, service technique, DRH, service funéraire ; service assurant les gardes d’enfants des personnels mobilisés ; gestion de la propreté urbaine ; service informatique, service eau/assainissement/électricité ; police municipale.
  • Les obstacles rencontrés dans la gestion des agents sont le manque d’anticipation (43 %) et d’équipements (41 %) avec l’absence de matériel de protection, de masques ou de gel hydroalcoolique.
  • Les mesures de sécurité et de protection des agents : 86 % des collectivités répondantes ont mis quotidiennement à disposition de leurs agents des masques ; 83 % ont imposé le port obligatoire du masque sur le lieu de travail ; 42 % ont adopté des protocoles d’entretien et de désinfection des locaux ; 40 % ont réaménagé les espaces de travail.
  • L’organisation des services :

- L’enquête révèle une disparité de situations allant du tout télétravail au tout présentiel, en passant par des situations de travail mixtes, combinant télétravail et présentiel : 25% des collectivités ont vu la totalité de leurs agents rester en présentiel ; 35 % ont maintenu plus de 75 % de leurs agents sur site ; 10 % ont placé plus de la moitié de leurs effectifs en télétravail ; 3% ont demandé à tous leurs agents de travailler à distance.

- Les communes de moins de 5 000 habitants sont les moins nombreuses à avoir instauré le télétravail en raison de la nature des métiers exercés et de la proximité des services qu’elles proposent. Le taux d’agents placés en télétravail augmente ainsi en fonction de la taille de la collectivité : 15 % des structures inférieures à 50 agents ont mis en place le télétravail contre 32 % pour les collectivités ayant entre 50 et 100 agents et 40 % pour les structures de plus de 350 agents.

- Dans les collectivités de taille importante, les agents placés en Autorisation spéciale d’absence (ASA) représentaient 20 % des effectifs lors du premier confinement.

- 18 % des collectivités ont imposé la prise de jours de congés ou de jours d’Aménagement et de réduction du temps de travail (ARTT) à leurs agents.

  • Le versement de la prime exceptionnelle : 29 % des collectivités ont versé une prime « Covid », celle-ci fut essentiellement versée aux agents particulièrement mobilisés. Le montant moyen de cette prime équivaut à 488 € ;
  • Les impacts financiers de la crise. Les collectivités répondantes ont cité par ordre d’importance les mesures suivantes ayant eu le plus d’impact sur leurs finances : le versement de la prime « Covid » ; le paiement des heures supplémentaires ; l’achat de matériel informatique et le remplacement des agents placés en ASA.

 

 Retrouvez l’enquête ici et sa synthèse .