Enquête animateur (mai 2014)

Résultats de l’enquête effectuée du 2 décembre 2013 au 2 janvier 2014 auprès des animateurs et animateurs principaux ayant obtenu une décision favorable de la commission d’équivalence de diplômes.

Le profil des candidats :
52% des agents ayant répondu au questionnaire ont moins de 35 ans,
65% sont  des femmes,
85 % des interrogés ont indiqué être déjà employés par une collectivité : près de la moitié sont  déjà titulaires d’un grade ; 7,5% sont stagiaires, 37% sont non titulaires (dont 50% sont en fonction depuis au moins 4 ans). 5,2% sont des agents de droit privé bénéficiant des dispositifs aidés leur permettant d’exercer en collectivité.
Si près de 80% ont un niveau d’études supérieur au baccalauréat (niveau bac + 3 pour 40%), 55% sont positionnés sur des fonctions de catégorie C et près de 40% sur des fonctions de catégorie B , ce qui démontre un décalage important entre le niveau d’études des candidats et le poste détenu.
Si les candidats  exercent dans tous les types de collectivités, ils sont majoritairement nommés dans des communes (plus de 65 %) et accessoirement dans des régions ou des départements (6%) ou des EPCI (17,2%).
Leur répartition au sein des communes est relativement uniforme même si l’on constate que le recrutement dans les petites et moyennes communes restent plus élevés (37, 6 % dans les communes de plus de 20 000 hab. et 42,5 % dans les communes inférieures).

Les enseignements :
1. Le rôle de la commission
67% des candidats ont saisi la commission au titre de leur expérience professionnelle, en complément ou en l’absence de diplôme, ce qui démontre que la commission remplit pleinement son rôle d’ascenseur social.
Par ailleurs, 31,4% des interrogés ont en définitive réussi le concours. Comparé au taux de réussite des inscrits au concours , soit 15,37 %,  ce pourcentage élevé démontre que la commission constitue un filtre efficace et que son appréciation permet de détecter les profils de candidats plus à même de réussir le concours.
Enfin, 83,4 % des agents ayant réussi les épreuves du concours ont trouvé un emploi, dont plus de 80% au sein de leur collectivité d’origine. Ce résultat conforte le rôle de la commission dans les processus de recrutement. Elle s’est imposée comme une «étape obligée».
Il reste que son rôle reste mal ou peu connu. Ainsi, certains candidats ont fait part de leurs interrogations sur l’utilité de la commission lorsqu’ils disposent d’un diplôme supérieur à celui requis ou ont déploré le fait que la décision de la commission ne les dispense pas des épreuves du concours correspondant. Ces observations démontrent la nécessité de développer une communication plus ciblée.

2. Les modalités de saisine de la commission
L’existence de la commission a été connue essentiellement par le biais d’internet (près de 31% des interrogés), puis, presque à égalité, grâce aux renseignements fournis par l’organisateur du concours (23,1%) et le CNFPT (22.4%). Si l’employeur est cité par 14,7 % des candidats comme source d’information, curieusement il n’apparait pas comme l’interlocuteur privilégié, alors que près de 85 % des candidats  ont indiqué être déjà employés par une collectivité.
Une grande majorité des candidats (88,5%) n’a pas rencontré de difficultés pour compléter le dossier. Certains (11,5 %) ont néanmoins fait valoir la difficulté à rassembler les justificatifs demandés, à comprendre certaines des rubriques, ou ont estimé que le dossier était trop fastidieux à remplir. Un seul candidat s’est plaint du délai de traitement. Quelques-uns ont aussi signalé que bien que long à établir, le dossier leur avait permis de réfléchir sur leur parcours et qu’il pouvait permettre la réalisation d’un bon bilan de compétences.

Plus de 55% ont trouvé de l’appui auprès des secrétariats de commission (27.8%) ou auprès de leur employeur (27,8%) pour les aider dans leur démarche. En revanche,  39 % des interrogés ont indiqué n’avoir pas trouvé d’interlocuteur pour les aider dans la rédaction de leur dossier. 94,9% des candidats  ont aussi précisé avoir été satisfait de l’accueil qui leur a été réservé par les secrétariats des commissions.

3. Les raisons de la saisine de la commission
Majoritairement, les candidats ont saisi la commission pour se présenter à un concours de la fonction publique territoriale (86%). Cependant 13.5 % des candidats ont aussi présenté une demande pour un autre concours, soit dans la même filière, soit dans une autre filière (notamment la filière culturelle pour 9,5% d’entre eux et la filière sportive pour un pourcentage équivalent). Près de 2% ont utilisé la décision de la commission pour se présenter à des concours d’une autre fonction publique.

La délimitation des frontières entre les filières animation, culturelle et sportive reste floue. Il y aurait  sans doute nécessité de définir plus précisément le référentiel de compétences et connaissances de chacune afin de valoriser les spécificités des métiers correspondants.
L’interpénétration de ces filières ne favorise ni la tâche des employeurs qui ont du mal à positionner les agents, ni la recherche des nécessaires compétences et connaissances les plus adaptées à la réalisation des missions du grade. Par ailleurs elle interroge sur la pertinence de l’existence des filières.

Enfin, 7% des interrogés ont indiqué avoir utilisé la décision de la commission pour obtenir une promotion interne, ou dans le cadre d’une procédure de VAE, ou encore pour obtenir un recrutement en qualité de contractuel.