Diplômes étrangers / Professions réglementées

Diplôme délivré par un Etat membre ou par un Etat non membre de la Communauté européenne ou partie à l’accord sur l’Espace Economique Européen*
Pour les concours relevant de sa compétence (cf. rubrique liste des concours), la commission d’équivalence de diplômes (CED) apprécie les diplômes étrangers en s’appuyant sur l’avis de France Education International (ex Centre international d’études pédagogique ou CIEP).
Pour tous les autres concours, ce sont les centres départementaux de gestion (CDG) qui apprécient directement ce diplôme.
Ces modalités s’appliquent également aux personnes reconnues travailleurs handicapés. Pour plus d’informations cliquez ici.

Professions réglementées
Pour les concours suivants : Médecin, Sage-femme, Infirmier, Puéricultrice, Biologiste-vétérinaire, Pharmacien, Psychologue, Assistant socio-éducatif (spécialité assistant social), Technicien paramédical, Auxiliaire de puériculture, Auxiliaire de soins (aide-soignant et assistant dentaire), la procédure varie en fonction du diplôme :

- Soit le diplôme a été délivré par un Etat non membre de la Communauté européenne : dans cette hypothèse, les personnes doivent communiquer à la CED :
• leur(s) diplôme(s) étranger(s) ;
• une lettre dans laquelle elles précisent pour quel concours ou pour quel grade (cas des personnes reconnues travailleur handicapé) elles demandent l’équivalence ;
• et tout document (attestation, autorisation, agrément, ..) attestant qu’elles bénéficient d’une autorisation d’exercer.

- Soit le diplôme a été délivré par un Etat membre de la Communauté européenne : dans cette hypothèse, les personnes doivent communiquer leur(s) diplôme(s) et leur(s) autorisation(s) d’exercer délivrée par une autorité compétente directement au CDG.

Cas du diplôme d’architecte
- Le diplôme d’architecte (concours d’ingénieur) : les personnes titulaires d’un diplôme d’architecte délivré par un Etat membre de la Communauté européenne  doivent vérifier que ce diplôme a été délivré par un établissement inscrit à l’annexe V de la directive 2005/36/CE du 7 septembre 2005.

- Soit le diplôme est effectivement délivré par un établissement inscrit dans cette annexe : dans cette hypothèse, ces personnes n’ont pas à saisir la CED. Le CDG, vérifie cette inscription au moment du dépôt des dossiers de candidature au concours.

- Soit le diplôme n’a pas été délivré par un établissement figurant dans cette annexe :  les candidats doivent saisir la CED qui s’appuie sur l’avis de France Education International (ex CIEP) pour rendre sa décision.

Cas de l’enseignement de la danse
- L’enseignement de la danse (concours d’assistant d’enseignement artistique principal et de professeur d’enseignement artistique) :
« Nul ne peut enseigner la danse contre rétribution ou faire usage du titre de professeur de danse ou d'un titre équivalent s'il n'est muni :
1° Soit du diplôme de professeur de danse délivré par l'Etat, ou du certificat d'aptitude aux fonctions de professeur de danse ;
2° Soit d'un diplôme français ou étranger reconnu équivalent ;
3° Soit d'une dispense accordée en raison de la renommée particulière ou de l'expérience confirmée en matière d'enseignement de la danse, dont il peut se prévaloir » (article L362-1 du code de l’éducation nationale) ».
L’équivalence (ou la dispense) est donc prononcée par arrêté du ministre chargé de la culture. C’est donc à ce ministère que les candidats doivent adresser leur demande d’équivalence.
En application de ces dispositions, la CED n’intervient que pour le seul concours externe de professeur d’enseignement artistique. En effet, pour ce concours :
- Soit les candidats sont titulaires du CA : ils peuvent de droit s’inscrire au concours externe
- Soit ils ne sont pas titulaires du CA : ils ne peuvent saisir la CED que s’ils sont titulaires du DE. Dans la négative, ils doivent se rapprocher du ministère de la culture
 
* Les 27 pays Etats membres de l’Union Européenne (UE) : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, la Bulgarie, Chypre, la Croatie, le Danemark, l'Espagne, l'Estonie, la Finlande, la France, la Grèce, la Hongrie, l'Irlande, l'Italie, la Lituanie, la Lettonie, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la République tchèque, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie et la Suède. Les Etats « parties à l’accord sur l’Espace Economique Européen » : la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein