Situation comparée entre les femmes et les hommes territoriaux : en marche vers l'égalité professionnelle ?

22-09-2016
Emploi

François Deluga, président du CNFPT a été auditionné le 21 septembre par Françoise Descamps-Crosnier députée des Yvelines, en charge d’une mission confiée par le premier ministre, sur l'égalité entre les femmes et les hommes dans la fonction publique. L’occasion de présenter les résultats de l’étude publiée par l’Observatoire de l’emploi, des métiers et des compétences du CNFPT relative à la parité dans la FPT : « Situation comparée entre les femmes et les hommes territoriaux : en marche vers l’égalité professionnelle ? ».

 

Cette étude présente, sous l’angle du genre, des éléments factuels sur diverses thématiques relatives entre autres à l’emploi, aux métiers, aux conditions de travail et au déroulement de carrière. Elle s’appuie sur plusieurs sources internes et externes et a pour but d’apporter des repères et références statistiques pour permettre aux collectivités et établissements territoriaux de mieux se situer et se comparer.

 

Principaux enseignements de l’étude :

  • Les femmes sont toujours touchées par une plus grande précarité et restent cantonnées aux domaines du social, de la petite enfance et de la santé.
  • Une faible mixité des métiers : 5 des 10 principaux métiers regroupent plus de 80 % de femmes.
  • La situation familiale, notamment la maternité, influe sur le temps de travail et la santé : le temps partiel reste choisi principalement par les femmes et elles sont plus longtemps absentes pour raisons de santé.
  • Les inégalités professionnelles persistent même si le statut les amoindrit. La situation familiale (maternité, congé parental) impacte le déroulement de carrière et donc le salaire. Ainsi en 2013, l’écart de salaire entre les femmes et les hommes reste notable, même s’il a tendance à se réduire avec le temps.
  • Si le taux de réussite des femmes aux concours de catégorie A+ est plus élevé que celui des hommes et que l’accès des femmes aux emplois de direction a progressé depuis 2005, l’étude confirme la permanence d’un « plafond de verre », c’est-à-dire de freins invisibles entravant la promotion des femmes dans les structures hiérarchiques (conciliation entre vie familiale et professionnelle, le travail à temps partiel…). L’inégalité d’accès aux emplois fonctionnels reste très marquée (taux de féminisation de 37 % et de 28 % pour les contractuels).
  • L’écart de salaire net moyen entre les femmes et les hommes est de 11 % en faveur des hommes.