Identifier les partenaires locaux.ales

La coopération intra-communautaire peut être formelle ou informelle. Dans les deux cas, le projet passe par une phase d’identification des acteur.rice.s à associer. Cette phase stratégique vise à consolider l’assise du projet, sa légitimité et lui donner du poids pour se développer plus largement et plus durablement. 

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La coopération intra-communautaire est « l’art de l’invitation ». Il s’agit là de comprendre qui il est nécessaire d’inviter à la table du projet pour en favoriser la mise en œuvre. 

Un certain nombre de questions peuvent aider l’identification des acteur.rice.s :

  • quel.le.s acteur.rice.s et quel.le.s communes le projet impacte-t-il ?

  • qui finance le projet ?

  • qui profite du retour sur investissement ?

  • qui sont les relais de communication ?

  • qui est demandeur.euse ?

  • qui est « demandé.e » ?

  • qui serait intéressé.e ?

  • qui a la compétence ?

  • qui a la responsabilité ?

  • qui est la.le bon.ne interlocuteur.rice ? A qui doit-on s’adresser ? Où se situe-t-elle.il dans les organigrammes ? Comment la.le toucher ? Comment l’intéresser ? Quel serait son intérêt à participer au projet ?

  • les acteur.rice.s nécessaires à la mise en place du projet et à la vie du projet sont-elle.il.s les mêmes ?

  • si non, une fois le projet mis en place, qui sera nécessaire pour le faire vivre ?

L’identification des acteur.rice.s nécessite donc de bien connaître ses partenaires, leurs compétences, leurs responsabilités, leur organisation et leurs organigrammes afin de cibler la bonne personne ou la bonne institution.

Plusieurs points de vigilance doivent être pris en compte dans la mobilisation des acteur.rice.s : des agendas surbookés, des intérêts non complémentaires, l’absence d’un.e chef.fe de file ou au contraire un.e chef.fe de file qui donne l’impression de défendre uniquement ses propres intérêts ou encore le manque d’expérience du travail en « transversalité ». Le fait que les communes n’en soient pas au même point d’avancement, notamment dans leur planification territoriale, peut être problématique dans des projets urbanistiques par exemple.

 

La coopération intra-communautaire passe par l’identification des bon.ne.s « associé.e.s » et des bons relais. Sans une volonté partagée de travailler ensemble, il sera difficile de mettre en place un projet intra-communautaire. Cela nécessite de bien connaître ses partenaires et leurs enjeux. Enfin, cette forme de coopération présente un enjeu de posture fort, facilité si chacun.e prend part au projet en :

  • ayant conscience de la compétence et de l’échelon qu’elle.il représente ;

  • connaissant les enjeux du projet pour la structure à laquelle elle.il appartient ;

  • sachant se situer par rapport aux autres ;

  • amenant un esprit de collaboration : chaque territoire doit construire sa méthode de coopération intercommunale.