Citoyen.ne.s, usager.ère.s, contribuables

La relation aux habitant.e.s est différente dans une intercommunalité et dans une commune. Les modes de rapport à l’autorité publique, de proximité et d’exercice de la citoyenneté doivent être abordés différemment. Les intercommunalités se repositionnent face à leurs habitant.e.s, à la fois citoyen.ne.s, usager.ère.s et contribuables. 

Accéder aux ressources

Dans les intercommunalités ayant une ville centre, il existe une différence de perception entre les habitant.e.s de la ville centre et ceux.elles des autres communes membres. Les habitant.e;s de la ville centre vont avoir tendance à confondre les services apportés par la ville centre et l’intercommunalité. Les habitant.e.s des autres communes membres, en revanche, ont tendance à garder leur commune comme l’autorité publique de référence et à recevoir davantage de communication sur les services complémentaires délivrés par l’intercommunalité.

  • La citoyenneté intercommunale

La citoyenneté intercommunale semble pour l’instant difficile à mettre en œuvre. Le véritable point d’entrée de la citoyenneté des habitant.e.s de l’intercommunalité reste leur commune, et la légitimité de l’intercommunalité passe par la somme des légitimités communales. Pour cette raison, l’administration communautaire doit être très proche de tou.te.s les maires de l’intercommunalité, qui sont les délégué.e.s des citoyen.ne.s au niveau intercommunal. Ce sont elles.eux que les citoyen.ne.s vont voir en cas de problème et elle.il.s demeurent l’interface privilégiée. Ce travail de concert avec les maires permettra de construire un projet communautaire légitime et adapté aux besoins des citoyen.ne.s. 

  • Les services aux usager.ère.s

Le sentiment d’appartenance à l’intercommunalité passe principalement par le bassin de vie et les services identifiés comme étant un apport de l’intercommunalité : le traitement des déchets, l’eau potable, etc. Il apparaît donc comme intéressant de communiquer plus fortement sur les services rendus.

L’organisation des services intercommunaux à proprement parler (organigramme, localisation et transferts des personnels), semble en revanche moins intéresser les habitant.e.s.

  • La contribution

Même si l’organisation des services intéresse moins les usager.ère.s que les services publics délivrés, les habitant.e.s restent des contributeur.rice.s. L’intercommunalité aura donc le souci de se présenter comme une administration efficace et économe. Il pourra être intéressant de communiquer sur ces aspects en présentant le nouvel organigramme des services, par exemple via une brochure insérée dans la newsletter des communes. Une communication régulière sur les services rendus aux citoyen.ne.s permettra également de justifier les efforts financiers apportés.

Les habitant.e.s de l’intercommunalité sont à la fois citoyen.ne.s, usager.ère.s et contributeur.rice.s. Elle.il.s ont un double rapport à l’autorité publique, davantage « citoyen » avec la commune et « usager » avec l’intercommunalité. Tout l’enjeu de l’intercommunalité est donc de jouer sur cet équilibre, en s’appuyant sur les communes comme relais du projet intercommunal.